La fin d’une institution

Encore un événement qui date un peu mais qui méritait d’être immortalisé : le décrochage de l’enseigne « Pizzeria Pan Pan » !
Nous n’avons toujours pas compris ce que signifiait ce nom pour le moins étonnant… passion du pizzaiolo pour le lapin de Bambi ? D’ailleurs, quel peut bien être le rapport entre la pizza et le lapin (on connait aussi « Speed rabbit pizza »…) ?

Vos idées sont les bienvenues…

En revanche, pour couper court à toute suggestion, non, nous n’accrocherons pas l’enseigne dans le salon !

Le chanvre pied au plancher

Dans l’ancien, rien n’est droit, particulièrement ici où les planchers enregistrent, à certains endroits, un faux niveau de presque 40 cm entre le point haut et le point bas ! C’est le cas au deuxième étage mais nous avons commencé par traiter le problème au premier, sur une partie du plancher, où, Antonin aidé d’ami.e.s a coulé une chape en chaux-chanvre, matériau léger, isolant et hydro-régulateur.

Au programme donc, début octobre 2019 : démontage de la partie en plancher et la partie en dalle, enlèvement du « repou » (autrement dit poussière tout-venante), et fabrication de la dalle. Pour cela, il a fallu coffrer au niveau de la colonne technique montante, faire des plots de niveau (moment essentiel pour rattraper le faux niveau : 23 cm d’un côté, à peine 3 sur le mur opposé), et le coulage de la dalle elle-même.

Un dimanche, deux bétonnières, quatre paires de bras, un pique-nique, 42 sacs de chaux, 19 ballots de chenevotte (tiges du chanvre) et 1,2 m3 d’eau plus tard (d’où un lonnnnng temps de séchage) : on peut cocher !

Trémie d’escalier et mezzanines

En septembre, les charpentiers ont percé la trémie de l’escalier qui ira du premier au deuxième niveau : nous conservons l’escalier existant pour aller du rez-de-chaussée au premier, mais un escalier plus central s’est avéré nécessaire pour réussir à caser quatre chambres (et les desservir) au dernier étage. L’escalier central permettra aussi une meilleure circulation entre les niveaux, un apport de lumière naturelle grâce à la fenêtre de toit au-dessus et facilitera la surventilation nocturne en périodes de fortes chaleurs. Sans parler de l’aspect esthétique et de la mise en valeur des volumes qu’il assurera.

Les charpentiers ont aussi fixé deux grosses poutres en lamellé-collé qui ont permis de créer les mezzanines destinées aux chambres de Lison et Félix. On s’est en effet rapidement rendu compte que le plancher des combles était pourri et qu’on ne pouvait pas le garder. Un mal pour un bien : c’était finalement l’occasion d’agrandir et d’améliorer les chambres des grands, même si dormir sous les rampants n’est généralement pas confortable en été. La qualité de notre isolation et de nos matériaux sera donc fondamentale… #grossepression

Tout ça a eu lieu en juillet/août.

Le plancher des combles, en très mauvais état
Démolition du plancher des combles en pleine canicule
Place nette pour un beau volume
« Les grosses mémères » (dixit les charpentiers) arrivent…
Les poutres en lamellé-collé sont entrées, grâce au Manitou

Un peu de maçonnerie

Je n’ose même pas regarder à quand remonte le dernier billet de ce blog ! Les semaines mois ont défilé sans qu’on soit parvenu à prendre quelques minutes pour faire un point rapide sur l’avancée des travaux… bien réelle, même si on aimerait que ça aille plus vite, évidemment ! Confinés depuis bientôt trois semaines, on a à peine plus de temps pour le faire, mais on va tout de même essayer de se pencher sur le sujet. Ne serait-ce que pour se remonter le moral en constatant que le chantier a changé d’aspect !

Plutôt que de vous en faire un (long) résumé, ce qui serait tout de même une contradiction dans les termes, nous allons vous proposer plusieurs billets brefs…

Du côté de la cour, les maçons ont, en mai-juin, refait le seuil avec un caniveau et les marches à l’entrée de mon futur atelier. Il fallait assurer l’évacuation des eaux de pluie (les 3/4 des toitures + la cour arrivent ici) car lors de gros orages, l’eau entrait dans la pièce. Avant de les laisser faire, Antonin a creusé un joli trou d’1,50 m sur 2 mètres, sur 2 mètres de profondeur soit quasi 6 m3 tout de même ! … et une tranchée pour mettre une canalisation et assurer l’évacuation des eaux de pluie sur le réseau existant.

Main d’œuvre bon marché