La future terrasse et le toit de l’atelier

On remarque que les artisans sont arrivés sur le chantier Pan Pan : il se passe plein de choses ! #onserassurecommeonpeut
Si vous avez bien suivi, l’ancienne cuisine de la pizzeria, qui donne sur la cour, est censée devenir mon atelier de couture. Et le toit dudit atelier sera aussi notre terrasse, à laquelle on accèdera depuis la cuisine et qui communiquera avec la cour (comment ça, vous n’arrivez pas à vous projeter ?).

Ce toit terrasse existait déjà mais il était en trop mauvais état pour être conservé. Il a donc fallu (encore) démolir ! C’est Antonin (aidé d’amis et de son père) qui s’en est chargé. Une démolition en plusieurs étapes :
– se débarrasser d’un conduit de cheminée qui partait de la cuisine et ressortait sur le toit terrasse
– démonter le toit en verre d’une petite extension, au premier étage (une sorte de couloir-jardin d’hiver)
– faire tomber le mur de cette extension (ce qui nous permet, au passage, d’agrandir la terrasse)
-démanteler le mille-feuilles du toit terrasse, c’est-à-dire enlever le « liner » (rien à voir avec du maquillage), carrelage, revêtement goudron, panneaux d’aggloméré, puis les solives
– enlever les fenêtres et la porte de la cuisine

La suite en images… et en vidéo !

Le conduit de cheminée qui traversait le toit terrasse et qu’il a fallu démolir…
La petite extension avant destruction
Le toit de l’extension en cours de démontage
Le « liner  » est enlevé, au tour du carrelage…
Indispensable perforateur…
Le revêtement d’étanchéité en goudron (#miam)
Vision impressionnante, non ?!
Et voilà, tout est détruit !
Il n’y a plus qu’à reconstruire…


L’ancien toit débordait sur la fenêtre de ce qui était jadis une salle de bain, dans une extension collée au bâtiment en pans de bois (incongruité architecturale étonnante…). Le maçon est donc intervenu pour boucher la moitié de l’ouverture, afin d’avoir une fenêtre… plus conventionnelle !
Note pour plus tard et pour voir ceux qui suivent, cette pièce accueillera des toilettes sèches nouvelle génération… je vous sens déjà brûlant d’envie d’en savoir davantage, mais patience !..

Avant…
Après…

Maintenant que le toit terrasse est reconstruit, il restera à poser dessus une terrasse en bois et à fabriquer une rambarde et un escalier permettant de descendre vers la cour. Il ne vous a pas échappé que si l’atelier a retrouvé un toit, il a perdu sa porte et ses fenêtres dans la bataille… ceux-ci devraient être posés dans les prochaines semaines (ou dans les prochains mois…).

Et quand on a bien cassé… il faut nettoyer !

Si la démolition peut présenter des côtés intéressants (faire tomber une cloison à coups de masse a incontestablement quelque chose de jouissif), on ne peut pas en dire autant de l’évacuation des gravats… il a pourtant fallu s’en charger !

Antonin a donc accumulé les aller-retour à la déchetterie (après avoir rempli des dizaines de grosses poubelles en plastique, elles-mêmes chargées dans « le camion Pan Pan », acquis en vue des travaux), mais nous avons aussi loué une benne pour évacuer la majeure partie des gravats, qu’il a fallu auparavant trier.

Grand moment que celui de la mise en place de la goulotte… Pour éviter d’avoir à hisser les gravats par les fenêtres du dernier étage, nous avons percé un trou dans le plancher, auquel nous avons fixé le haut de la goulotte. Les garçons pouvaient donc vider les gravats directement par le trou du plancher, et les déchets tombaient dans la benne par la goulotte à partir des fenêtres du premier étage.

Les derniers détails de nuit…

On casse tout ! #3

Les planchers s’allègent peu à peu, et on passe au rez-de-chaussée. Pour rappel, c’est là qu’on trouvait la cuisine, la salle de restaurant, et l’élément central de la pizzeria… le four à bois !

Nous avons tout cassé. Même le four. Mais nous lui avons réservé une fin de vie heureuse, une dernière apothéose, un ultime moment de gloire, en organisant, avant de lancer la démolition, une petit fête nommée « la dernière pizza ». Notre ami italien Paolo s’est chargé de rallumer le four et de préparer les pizzas, qu’on a partagées avec plein de copains. Copains qui ont pu, parce qu’on les a forcés de bon cœur, se porter volontaires pour donner un coup de main ultérieur ! Je l’ai déjà dit, mais… qu’ils en soient remerciés !

Les derniers moments du four…

On casse tout ! #2

Le deuxième étage démoli, nous sommes passés au premier. Ici, comme au dernier niveau, de nombreuses cloisons sont tombées. Le lattis plâtre a disparu aussi et une énorme dalle, où l’on trouvait une salle de bain, a donné un peu de fil à retordre à nos démolisseurs… Mais un bon perforateur, de la patience et des muscles en sont venus à bout !

On casse tout ! #1

Avant de lancer les travaux de réhabilitation de la maison Pan-Pan, il nous fallait faire place nette : nous avons donc consacré une partie de l’été et de l’automne à démolir les trois niveaux de la maison.

Enfin, je dis nous… ayant été rapidement interdite de coups de masse pour cause de bébé en fabrication, j’ai seulement assuré le service restauration pour les nombreux amis qui ont donné de leur temps et de leurs muscles pour nous aider. Si certains ont apprécié le défoulement qu’apporte l’abattage de cloisons, d’autres ont eu moins de chance en se chargeant de porter radiateurs en fonte ou gravats… qu’ils soient en tout cas tous remerciés !

Zéro déchet : faire soi-même ses bee’s wraps

C’est non sans une immense fierté que j’ai encore dernièrement glissé des cookies faits maison (ma recette fétiche) dans la boite à goûter de mes enfants. C’est vrai quoi, je suis une maman qui cuisine, parce qu’elle aime ça mais surtout pour éviter de donner à ses petits des biscuits industriels… et suremballés. Sauf que lesdits biscuits, je les avais soigneusement entourés de papier aluminium (oui parce que j’ai déjà essayé de les déposer comme ça dans la boîte… au bout d’une journée dans le sac d’un enfant, les gâteaux s’étaient métamorphosés en crumble sans les fruits) !
Imaginez le ridicule de cette situation pour le moins paradoxale.

J’ai donc décidé de réagir et de me pencher de plus près sur les « bee’s wraps », papiers d’emballage réutilisables à base de cire d’abeille, que je voyais depuis déjà pas mal de temps dans les rayons des magasins bio/de vrac que je fréquente. Le principe ? Des tissus recouverts de cire d’abeille, qui ne contiennent pas de substances nocives pour la santé et l’environnement, laissent passer l’air mais pas l’humidité, lavables donc réutilisables, et thermoformables (qui s’ajustent à la forme que l’on souhaite grâce à la chaleur des mains). On en trouve de plus en plus facilement, par exemple ici ou là, ou encore là. Le hic reste leur prix… Pour véritablement réduire l’usage du papier plastique ou aluminium, il faut en avoir un certain nombre et compter un investissement d’une soixantaine d’euros pour une famille. On finit par les rentabiliser car les bee’s wraps ont une durée de vie très longue, mais ça reste cher.

Heureusement, on peut les faire soi-même ! On trouve de nombreux tutos sur le net, c’est facile, économique et rapide… voilà la marche à suivre.