Et quand on a bien cassé… il faut nettoyer !

Si la démolition peut présenter des côtés intéressants (faire tomber une cloison à coups de masse a incontestablement quelque chose de jouissif), on ne peut pas en dire autant de l’évacuation des gravats… il a pourtant fallu s’en charger !

Antonin a donc accumulé les aller-retour à la déchetterie (après avoir rempli des dizaines de grosses poubelles en plastique, elles-mêmes chargées dans « le camion Pan Pan », acquis en vue des travaux), mais nous avons aussi loué une benne pour évacuer la majeure partie des gravats, qu’il a fallu auparavant trier.

Grand moment que celui de la mise en place de la goulotte… Pour éviter d’avoir à hisser les gravats par les fenêtres du dernier étage, nous avons percé un trou dans le plancher, auquel nous avons fixé le haut de la goulotte. Les garçons pouvaient donc vider les gravats directement par le trou du plancher, et les déchets tombaient dans la benne par la goulotte à partir des fenêtres du premier étage.

Les derniers détails de nuit…

On casse tout ! #3

Les planchers s’allègent peu à peu, et on passe au rez-de-chaussée. Pour rappel, c’est là qu’on trouvait la cuisine, la salle de restaurant, et l’élément central de la pizzeria… le four à bois !

Nous avons tout cassé. Même le four. Mais nous lui avons réservé une fin de vie heureuse, une dernière apothéose, un ultime moment de gloire, en organisant, avant de lancer la démolition, une petit fête nommée « la dernière pizza ». Notre ami italien Paolo s’est chargé de rallumer le four et de préparer les pizzas, qu’on a partagées avec plein de copains. Copains qui ont pu, parce qu’on les a forcés de bon cœur, se porter volontaires pour donner un coup de main ultérieur ! Je l’ai déjà dit, mais… qu’ils en soient remerciés !

Les derniers moments du four…

On casse tout ! #2

Le deuxième étage démoli, nous sommes passés au premier. Ici, comme au dernier niveau, de nombreuses cloisons sont tombées. Le lattis plâtre a disparu aussi et une énorme dalle, où l’on trouvait une salle de bain, a donné un peu de fil à retordre à nos démolisseurs… Mais un bon perforateur, de la patience et des muscles en sont venus à bout !

La maison Pan-Pan : notre grand projet de rénovation écolo

Une pizzeria qui fut une maternité… et qui sera un jour notre maison !

Nous avions depuis longtemps l’envie de rénover une maison de A à Z, sans trop espérer trouver un jour le bien qui correspondait à nos aspirations :
– une maison en centre-ville (et quand je dis centre-ville, j’entends cœur de ville, avec commerces et animation à deux pas au pied de la maison)
– une maison avec un extérieur (au moins une grande terrasse, au mieux un jardin ou une cour)
– un maison qui permettrait à mon cher et tendre de passer de la théorie à la pratique, en mettant à profit les conseils qu’il distille aux professionnels en matière de rénovation écologique...
– une maison avec un certain charme, mais pas trop (carreaux de ciment et autres moulures ne résisteraient pas longtemps face aux impératifs d’isolation performante…)
– une maison suffisamment vaste pour accueillir confortablement notre famille (que nous avions prévu d’agrandir), les amis, et mon atelier de couture/bricolage. Il faut croire que la chance était avec nous (enfin, on verra si je pense toujours la même chose quand nous finirons ruinés et épuisés après des années de travaux…) puisque nous avons trouvé, il y a déjà un an !


Je vous présente donc la « maison Pan-Pan », du nom de la pizzeria qu’elle abritait encore jusqu’à l’année dernière, et qui fut, dans les années 50, une maternité tenue par des religieuses. L’occasion pour moi de me replonger dans ces photos et de constater que même si notre emménagement n’est pas pour bientôt, le lieu a déjà changé.