Toi toi mon toit…

Je profite de deux semaines de vacances loin des travaux pour revenir faire un tour ici et vous montrer où nous en sommes, plus d’un an après avoir fait l’acquisition de la maison Pan Pan… Car même si le chantier reste colossal, les choses avancent, si si !

La démolition n’étant pas totalement achevée, il a encore fallu user du perforateur et de la masse (pour la plus grande joie des voisins), afin de casser une vieille cheminée et faire tomber un enduit dégueu sur les murs de la cour (entre autres). Mais ce qui a particulièrement occupé les dernières semaines a été le remplacement complet du toit par les charpentiers… avec de grands moments d’émotion lorsqu’à l’intérieur de la maison, on pouvait – littéralement – lever les yeux au ciel.

Outre le remplacement de la charpente, l’installation des tuiles et la zinguerie, les charpentiers ont posé plusieurs fenêtres de toit (une dans les futures chambres de Lison et Félix, qui disposeront d’une mezzanine, une dans la nôtre, une dans la salle de bain et une au-dessus du futur escalier entre les deuxième et troisième niveaux).

Installation des échafaudages côté rue et côté cour
La tuile : plus de tuiles…
Le Manitou, bien pratique pour faire passer la charpente du toit côté cour par-dessus la toiture côté rue

Zéro déchet : faire soi-même ses bee’s wraps

C’est non sans une immense fierté que j’ai encore dernièrement glissé des cookies faits maison (ma recette fétiche) dans la boite à goûter de mes enfants. C’est vrai quoi, je suis une maman qui cuisine, parce qu’elle aime ça mais surtout pour éviter de donner à ses petits des biscuits industriels… et suremballés. Sauf que lesdits biscuits, je les avais soigneusement entourés de papier aluminium (oui parce que j’ai déjà essayé de les déposer comme ça dans la boîte… au bout d’une journée dans le sac d’un enfant, les gâteaux s’étaient métamorphosés en crumble sans les fruits) !
Imaginez le ridicule de cette situation pour le moins paradoxale.

J’ai donc décidé de réagir et de me pencher de plus près sur les « bee’s wraps », papiers d’emballage réutilisables à base de cire d’abeille, que je voyais depuis déjà pas mal de temps dans les rayons des magasins bio/de vrac que je fréquente. Le principe ? Des tissus recouverts de cire d’abeille, qui ne contiennent pas de substances nocives pour la santé et l’environnement, laissent passer l’air mais pas l’humidité, lavables donc réutilisables, et thermoformables (qui s’ajustent à la forme que l’on souhaite grâce à la chaleur des mains). On en trouve de plus en plus facilement, par exemple ici ou là, ou encore là. Le hic reste leur prix… Pour véritablement réduire l’usage du papier plastique ou aluminium, il faut en avoir un certain nombre et compter un investissement d’une soixantaine d’euros pour une famille. On finit par les rentabiliser car les bee’s wraps ont une durée de vie très longue, mais ça reste cher.

Heureusement, on peut les faire soi-même ! On trouve de nombreux tutos sur le net, c’est facile, économique et rapide… voilà la marche à suivre.

La maison Pan-Pan : notre grand projet de rénovation écolo

Une pizzeria qui fut une maternité… et qui sera un jour notre maison !

Nous avions depuis longtemps l’envie de rénover une maison de A à Z, sans trop espérer trouver un jour le bien qui correspondait à nos aspirations :
– une maison en centre-ville (et quand je dis centre-ville, j’entends cœur de ville, avec commerces et animation à deux pas au pied de la maison)
– une maison avec un extérieur (au moins une grande terrasse, au mieux un jardin ou une cour)
– un maison qui permettrait à mon cher et tendre de passer de la théorie à la pratique, en mettant à profit les conseils qu’il distille aux professionnels en matière de rénovation écologique...
– une maison avec un certain charme, mais pas trop (carreaux de ciment et autres moulures ne résisteraient pas longtemps face aux impératifs d’isolation performante…)
– une maison suffisamment vaste pour accueillir confortablement notre famille (que nous avions prévu d’agrandir), les amis, et mon atelier de couture/bricolage. Il faut croire que la chance était avec nous (enfin, on verra si je pense toujours la même chose quand nous finirons ruinés et épuisés après des années de travaux…) puisque nous avons trouvé, il y a déjà un an !


Je vous présente donc la « maison Pan-Pan », du nom de la pizzeria qu’elle abritait encore jusqu’à l’année dernière, et qui fut, dans les années 50, une maternité tenue par des religieuses. L’occasion pour moi de me replonger dans ces photos et de constater que même si notre emménagement n’est pas pour bientôt, le lieu a déjà changé.